15h30 - Voyager dans l'Antiquité au Musée de l'Acropole
15h30 - Voyager dans l'Antiquité au Musée de l'Acropole
Difficile d’imaginer un meilleur point de départ pour découvrir Athènes que le musée de l’Acropole. Ouvert en 2009 au pied de la colline sacrée, ce bâtiment de verre et d’acier a été conçu pour abriter les trésors découverts lors des fouilles du site et redonner sens à l’ensemble des sculptures du Parthénon.


L’architecte suisse Bernard Tschumi, associé à l’Athénien Michalis Photiadis, a imaginé un musée entièrement tourné vers la lumière. Construit au-dessus des vestiges d’un quartier antique du Ve siècle av. J.-C., visibles sous un sol de verre, il établit un dialogue constant entre passé et présent, pierres et transparence. Les frises, statues et frontons y retrouvent la lumière naturelle qu’elles avaient autrefois sur la colline, tandis que le Parthénon demeure visible depuis la plupart des salles, à travers d’immenses parois vitrées.
Le parcours suit une progression chronologique, de la préhistoire à l’époque classique. À ne pas manquer: les Korai du VIe siècle av. J.-C., figures féminines d’une élégance intemporelle; la frise du Parthénon, exposée à hauteur d’œil, dans la même orientation que sur le temple; et les frontons du sanctuaire d’Athéna Nikè, chefs-d’œuvre de l’art classique.
Mais les véritables icônes du musée restent les Caryatides de l’Érechthéion, ces colonnes sculptées en figures féminines qui soutenaient autrefois le portique sud du temple. Cinq d’entre elles se tiennent ici, magnifiquement restaurées après des siècles d’exposition à la pollution et aux intempéries. La sixième, toujours conservée au British Museum, symbolise à elle seule la bataille diplomatique que mène la Grèce depuis des décennies pour la restitution de ses marbres, emportés à Londres au XIXᵉ siècle par Lord Elgin.


Un audioguide (disponible en français) se télécharge via un simple QR code et permet d’en apprendre davantage sur les œuvres majeures du musée. Notre conseil: prenez vos écouteurs, votre visite n’en sera que plus fluide si vous avez les mains libres. Par ailleurs, le musée étant tout en transparence (jusqu’au sol!), mieux vaut opter pour un short ou un pantalon plutôt qu’une robe ou une jupe.
Pensez aussi à acheter votre coupe-file à l’avance pour éviter la longue file d’attente et présentez-vous à l’heure indiquée: les billets sont horodatés afin de contrôler le flux de visiteurs. Si vous achetez votre ticket sur place, conservez-le pendant toute la durée de la visite: vous devrez le scanner à nouveau pour visiter les ruines antiques situées en contrebas du musée.
| Musée de l'Acropole | Dionysiou Areopagitou 15 Athènes 117 42 | Plein tarif: 20€ Tarif réduit: 10€ Citoyens UE de -26 ans: gratuit | Horaires variables en fonction de la saison |
18h - Visiter l'Acropole au soleil couchant
18h - Visiter l'Acropole au soleil couchant
En quittant le musée, quelques minutes suffisent pour rejoindre l’entrée du site antique de l’Acropole et amorcer l’ascension. Ici, chaque pierre raconte l’histoire d’une cité qui, au Ve siècle avant notre ère, célébrait sa puissance à travers l’art et la beauté.
L’Acropole existait déjà à l’époque mycénienne (vers le XIIIᵉ s. av. J.-C.), mais c’est sous le règne de Périclès qu’elle prit la forme que nous lui connaissons aujourd’hui. Sous la direction de Phidias, un ambitieux programme architectural transforma le rocher sacré en un manifeste de la civilisation athénienne.
Au centre, le Parthénon, achevé en -432, célébrait la déesse protectrice de la ville tout en affirmant la puissance intellectuelle et artistique d’Athènes. Autour de lui se dressaient l’Érechthéion, sanctuaire aux lignes asymétriques orné des célèbres Caryatides; le temple d’Athéna Nikè, célébrant les victoires grecques; et les Propylées, porte monumentale ouvrant sur le plateau sacré. En contrebas, le théâtre de Dionysos, creusé dans la roche, vit naître les premières tragédies d’Eschyle, Sophocle et Aristophane – et par là-même le théâtre occidental.
Au fil des siècles, l’Acropole connut de nombreuses vies. Transformée en église byzantine, puis en mosquée sous l’Empire ottoman, elle fut gravement endommagée en 1687, lorsqu’un boulet de canon vénitien toucha le Parthénon, utilisé alors comme dépôt de munitions.


Les colonnes éclatèrent, les sculptures s’effondrèrent, et une partie des frises fut plus tard emportée à Londres par Lord Elgin, ambassadeur britannique auprès de l’Empire ottoman, qui obtint alors l’autorisation contestée de les transporter en Angleterre pour les “protéger” – un acte longtemps dénoncé par la Grèce comme une spoliation. C’est dans cet état de majestueuse fragilité que le site se présente aujourd’hui: des ruines sublimes témoignant de ce que fut l’apogée d’Athènes.
En fin d’après-midi, la lumière dorée vient caresser les marbres, adoucissant les cicatrices du temps. Depuis le sommet, la vue s’étend jusqu’à la mer Égée et le Mont Lycabette. Malgré la foule (l’Acropole est l’un des sites touristiques les plus visités du monde!), le moment a quelque chose d’intemporel et de profondément émouvant.
Quelques conseils pratiques pour la visite: pensez à bien réserver votre billet horodaté à l’avance. Une fois sur place, portez des chaussures confortables car les dalles de marbre peuvent être glissantes, et prévoyez une bouteille d’eau: la colline se mérite!
| Acropole d'Athènes | Plein tarif: 30€ Tarif réduit: 15€ Citoyens UE de -26 ans: gratuit | Horaires variables en fonction de la durée d'ensoleillement |
21h - Dîner animé chez Cinapos
21h - Dîner animé chez Cinapos
Après la visite de l’Acropole au coucher du soleil, direction Thissio, l’un des quartiers les plus agréables d’Athènes pour dîner en terrasse. C’est là, dans une maison néoclassique de 1845, que se trouve Cinapos, une adresse chaleureuse qui rend hommage à la cuisine grecque telle qu’on la prépare depuis des générations. Le bâtiment, datant de 1845, a conservé son charme d’antan tout en se parant d’accents modernes: murs de pierre et poutres apparentes côtoient un sol à damier, des tables en terrazzo rose, des chaises tressées et, au centre de la salle, un majestueux olivier autour duquel s’articule l’espace.
L’ambiance est chaleureuse et décontractée, pensée pour les repas qui s’étirent et les assiettes que l’on se passe de main en main.
Aux fourneaux, les chefs rendent hommage à leurs racines de Constantinople en puisant dans la politiki kouzina, cette cuisine héritée des Grecs d’Asie Mineure, où se mêlent huile d’olive, herbes, épices et produits de saison.
À la carte, on retrouve des mezzes classiques comme la taramosalata, le tzatziki, la salade de tomate au fromage psimotiri ou les keftedakia (boulettes de viande moelleuses et parfumées).
Côté plats, l’accent est mis sur les recettes familiales: agneau au four avec pommes de terre, moussaka, spaghetti à l’agneau et au fromage mizithra, ou poisson au four à la méditerranéenne.
La carte des vins, composée par la sommelière Maria Tzitzi, explore les terroirs grecs, de Santorin à Némée, avec plus de 70 références locales soigneusement choisies. Pensez à réserver.
| Cinapos | Iraklidon 10 Athènes 118 51 | Lun-ven: 18h-23h30 Sam-dim: 13h-23h30 | Entrées: 5-13€ Plats: 11-22€ |
23h - S'endormir dans un hôtel de charme
23h - S'endormir dans un hôtel de charme

Mona
Installé dans une ancienne usine textile du quartier de Psyrí, Mona est l'une des adresses les plus branchées d'Athènes. Elle affiche un style brut et sensuel mêlant béton, velours et mobilier vintage. Les 20 chambres, baignées de lumière naturelle, évoquent un atelier d’artiste. Le rooftop, réservé aux clients, offre une vue dégagée sur l’Acropole. Voir notre fiche hôtel >>

Shila
Niché dans un immeuble néoclassique du quartier chic de Kolonaki, Shila est un boutique hôtel à l’atmosphère feutrée, presque secrète. Ses six suites, toutes uniques, marient antiquités, textiles naturels et œuvres d’art contemporain. Le jardin sur le toit et la cour intérieure en font un refuge paisible en plein centre-ville. Voir notre fiche hôtel >>

La Divina
Situé sur la rue Adrianou, dans le quartier historique de Thissio, La Divina occupe un ancien music hall dédié à Maria Callas. Ses 12 suites élégantes, certaines avec vue sur l’Acropole, conjuguent plafonds hauts, couleurs douces et touches contemporaines. L’adresse marie patrimoine et intimité, à deux pas des ruelles de Plaka et des grands sites antiques.

Monument ****
Hôtel confidentiel situé dans un bâtiment du XIXᵉ siècle restauré à Psyrí, Monument allie élégance patrimoniale et design contemporain. Ses six suites conjuguent pierre d’origine, pièces de design grec et tonalités neutres. Le service attentionné et le petit déjeuner servi à la carte (préparé chaque matin à partir de produits frais et locaux) prolongent le sentiment d’intimité et de raffinement qui caractérise l’adresse. Voir notre fiche hôtel >>

Niche ****
À deux pas du musée de l’Acropole, Niche Hotel occupe un immeuble des années 1950 revisité avec élégance. Ses chambres lumineuses, ponctuées de marbre et de bois, offrent un confort moderne et discret. Le rooftop dévoile une superbe vue sur l’Acropole et le mont Lycabette, idéale pour un verre au coucher du soleil. L’hôtel dispose également d’un spa aménagé autour de vestiges antiques, doté d’un hammam hellénique. Voir notre fiche hôtel >>

The Dolli *****
Face à l’Acropole, dans un ancien immeuble Art déco de la rue Mitropoleos, The Dolli incarne le luxe contemporain athénien. Les chambres et suites, aux tons clairs et au mobilier raffiné, s’ouvrent sur un rooftop spectaculaire avec piscine à débordement, surplombant l’Acropole. Le restaurant panoramique complète l’expérience avec une cuisine soignée et l’une des plus belles vues d’Athènes. Voir notre fiche hôtel >>

Ergon House ****
Entre les rues pittoresques de Plaka de la place du Parlement, Ergon House est un hôtel à l’esthétique contemporaine articulé autour d’un grand marché couvert. Cette adresse hors du commun est sans aucun doute la plus gourmande d’Athènes: petit-déjeuner et room service locavores, cours de cuisine, minibar rempli de produits grecs, cuisine commune à chaque étage… Sans oublier le rooftop, où savourer des cocktails de saison face à l’Acropole. Voir notre fiche hôtel >>
10h - Découvrir l'impressionnante collection du Musée Benaki
10h - Découvrir l'impressionnante collection du Musée Benaki
Pour débuter la journée, cap sur le musée Benaki, l’un des plus beaux témoignages de l’histoire et de la culture grecques. Installé dans une demeure néoclassique du centre d’Athènes, face au parc national, il mérite qu’on prenne le temps de s’y attarder. Fondé en 1930 par Antonis Benakis en mémoire de son père Emmanuel Benakis, grande figure de la diaspora grecque et ancien maire d’Athènes, il fut créé pour léguer au public grec une collection d’une richesse exceptionnelle. Moins célèbre que le musée de l’Acropole, il n’en recèle pas moins de véritables trésors.
L’exposition permanente retrace l’histoire de la Grèce sur plus de six millénaires, depuis la préhistoire jusqu’à la fondation de l’État moderne. On y découvre successivement des objets antiques, des icônes byzantines, des costumes traditionnels, des armes, des bijoux et des œuvres d’art post-ottomanes — autant de pièces qui illustrent une culture à la croisée de l’Orient et de l’Occident.


Le bâtiment lui-même participe au charme de la visite: hauts plafonds, escaliers en marbre, boiseries, lumière naturelle filtrant à travers les persiennes… Cette résidence aristocratique dégage une élégance qui rend l’exploration d’autant plus agréable. À l’étage, le café-terrasse offre une belle halte pour admirer la vue dégagée sur la ville et le mont Lycabette.
| Musée Benaki | Koumpari 1 Athènes 106 74 | Plein tarif: 12€ Tarif réduit: 9€ | Lun, mer, ven, sam: 10h-18h Jeudi: 10h-00h Dim: 10h-16h Fermé le mardi |
12h30 - Se régaler de produits locaux chez Ergon House
12h30 - Se régaler de produits locaux chez Ergon House
À dix minutes de marche du musée Benaki, Ergon House est à la fois une épicerie fine et un restaurant, niché au rez-de-chaussée d’un hôtel du même nom. Derrière sa façade de verre et d’acier, l’espace s’organise autour de grands comptoirs où sont exposés huiles d’olive, fromages, charcuteries et spécialités issues de petits producteurs grecs.
Entre les étals, quelques tables invitent à s’installer pour déjeuner dans une atmosphère décontractée, à la frontière entre un marché urbain et une cantine chic. On vient ici autant pour déjeuner que pour repartir avec une bouteille d’huile ou un pot de miel.
Ergon House a été fondée par deux frères, Thomas et George Douzis, petits-fils d’un épicier de Thessalonique. Leur philosophie tient en une phrase: “rien que le meilleur”. Tous les ingrédients proviennent de producteurs grecs indépendants, souvent familiaux, sélectionnés pour leur qualité: huiles pressées à froid en Crète, fromages de Mytilène, fruits secs d’Égine, herbes du Péloponnèse… et bien d’autres encore.
Le menu reflète cet ancrage dans la saison et le territoire: mezzes à partager, salades fraîches aux légumes du jour, fava de Santorin à l’huile d’olive vierge, poulpe grillé, agneau confit, ou encore poissons du jour cuisinés à votre convenance. Les végétariens ne sont pas en reste: bougiourdi (gratin de feta et graviera au four), beignets de courgette à la feta et au tzatziki, tagliatelles au pesto de pistache d’Égine… À goûter absolument: le peinirli, spécialité grecque à mi-chemin entre la pizza et le pain brioché, garni ici de produits fermiers et cuit au levain dans un four à bois. Un régal!
| Ergon House | 23, Mitropoleos Street Athènes 105 57 | Entrées: 5,50-14€ Salades: 9,50-13,50€ Plats: 12-23€ | Ouvert tous les jours De 7h à minuit |
14h - Flâner dans les rues pittoresques de Plaka et Anafiotika
14h - Flâner dans les rues pittoresques de Plaka et Anafiotika
Impossible de visiter Athènes sans passer par Plaka, le quartier le plus ancien et le plus visité de la capitale. Adossé aux pentes nord de l’Acropole, il s’étend sur l’emplacement même de l’ancienne cité antique. Habité sans interruption depuis plus de 3000 ans, il a conservé le tracé de ses ruelles byzantines et ottomanes, d’où son atmosphère si singulière.
Au XIXᵉ siècle, après l’indépendance, il fut l’un des premiers quartiers d’Athènes à être restauré, ce qui explique la présence de nombreuses maisons néoclassiques aux façades pastel et aux volets colorés.
L’endroit est certes très touristique (les boutiques de souvenirs ont depuis longtemps remplacé les échoppes d’artisans), mais l’ambiance reste charmante. Autour de la rue Adrianou et de la place Filomousou Etairias, les ruelles-escaliers accueillent des tavernes dont les tables s’alignent sur les marches, entre pots de fleurs et bougainvilliers qui retombent en cascade sur les façades centenaires.
Entre deux magasins de souvenirs, certaines boutiques réservent de vraies merveilles: des bijoux inspirés de l’Antiquité grecque, réalisés à la main par des orfèvres qui perpétuent des techniques anciennes (filigrane, granulation, ciselure) pour recréer les motifs des parures exposées dans les musées archéologiques; et des textiles brodés d’une finesse exceptionnelle, souvent des suzanis, pièces d’origine ouzbèke aujourd’hui intégrées à l’artisanat grec haut de gamme. Leurs motifs de grenades, fleurs stylisées ou rosaces sont brodés à la main sur coton ou soie avec des fils de soie colorés et se déclinent en coussins, tapis ou tentures.
Plus haut, vers le café Melina ou la taverna Psaras, les ruelles deviennent plus calmes. En continuant vers la colline, on atteint Anafiotika, minuscule enclave blanchie à la chaux construite au XIXᵉ siècle par des ouvriers venus de l’île d’Anafi. Ses ruelles étroites, ses escaliers irréguliers et ses chats somnolents lui donnent un air de village cycladique suspendu au-dessus de la ville.


17h - Se balader parmi les vestiges de l'Agora antique
17h - Se balader parmi les vestiges de l'Agora antique
En quittant Plaka, on rejoint en quelques minutes l’Agora antique, vaste esplanade qui fut le cœur politique, commercial et social d’Athènes pendant plus de mille ans. C’est ici que les citoyens se rassemblaient pour débattre, commercer ou assister aux discours de philosophes comme Socrate. (À ne pas confondre avec l’Agora romaine, un peu plus à l’est, qui devint le centre commercial et administratif d’Athènes sous l’Empire romain, mais dont les vestiges sont aujourd’hui beaucoup moins bien conservés.)
L’un des édifices les plus impressionnants du site est la stoa d’Attale, longue galerie à colonnades reconstruite dans les années 1950 par l’École américaine d’archéologie. L’original, offert à la cité d’Athènes au IIᵉ siècle av. J.-C. par le roi Attale II de Pergame, servait autrefois d’abri et de lieu d’échanges marchands. Sa reconstitution en marbre et en calcaire restitue fidèlement les proportions et les matériaux d’origine, offrant un aperçu rare de l’architecture hellénistique dans toute sa rigueur et sa grâce.


La stoa d’Attale est l’un des lieux les plus esthétiquement bouleversants d’Athènes, et pourtant souvent sous-estimé. L’émotion qu’on y ressent vient de sa perfection architecturale (pureté des lignes, rythme des colonnes, lumière qui glisse sur la pierre) et du fait qu’on peut encore la traverser comme un Athénien d’il y a deux mille ans.


À l’intérieur, le petit musée de l’Agora expose une collection d’objets découverts sur le site: poteries, fragments de sculptures, stèles gravées, outils, monnaies, mais aussi des témoignages liés à la démocratie athénienne, comme des ostraka, tessons de céramique utilisés pour le vote par bannissement. On y perçoit concrètement la vie quotidienne et politique de la cité antique.
En face, les ruines du temple d’Héphaïstos, remarquablement préservé sur la colline de l’Agora, dominent le site. Ses colonnes doriques et ses frises sculptées, consacrées au dieu du feu et des artisans, rappellent la puissance artistique d’Athènes au Ve siècle av. J.-C.
Les billets étant là encore horodatés, pensez à réserver à l’avance.
| Agora Antique | Plein tarif: 20€ Tarif réduit: 10€ Citoyens UE de -26 ans: gratuit | Ouvert tlj Horaires en fonction de la saison |
19h30 - Goûter aux meilleurs souvlakis d'Athènes
19h30 - Goûter aux meilleurs souvlakis d'Athènes
À la nuit tombante, le quartier de Monastiraki devient le point de ralliement de nombreux Athéniens. Les restaurants débordent sur les trottoirs, et le bruit des verres qui s’entrechoquent se mêle à celui des conversations animées. C’est dans cette joyeuse effervescence que se trouve Hoocut, une adresse réputée pour servir l’un des meilleurs souvlakis d’Athènes. Ce grand classique de la street food grecque est composé d’une pita tiède garnie de viande grillée et de légumes frais.
A Hoocut, le chef Periklis Koskinas, figure respectée de la gastronomie athénienne, signe une version particulièrement qualitative. Les pitas sont pétries et cuites sur place, les viandes (porc, poulet, bœuf, agneau ou saucisse de porc noir) marinées puis grillées à la minute, et les sauces (tzatziki, houmous, tyrokafteri ou aubergine fumée) préparées chaque jour. Le menu propose aussi quelques mezzes et salades, dont l’incontournable salade grecque, élaborée dans les règles de l’art avec tomates mûres, concombre, câpres et feta AOP.
S’il est possible d’emporter son souvlaki, Hoocut dispose aussi de quelques tables sur le trottoir et dans la petite salle intérieure, où l’on s’installe sans cérémonie. Un instant typiquement athénien, tout en simplicité.
| Hoocut | Pl. Agias Irinis 9 Athina 105 63 | Souvlakis: 4-5,50€ Salades: env. 9€ Dips: 3,90-5,50€ | Dim-jeu: 12h-23h30 Ven-sam: 12-00h |
21h - Voir un film en plein air face à l'Acropole
21h - Voir un film en plein air face à l'Acropole
À Athènes, le cinéma en plein air est une véritable institution, héritière lointaine des théâtres antiques à ciel ouvert. De mai à septembre, la capitale compte près de 65 cinémas à ciel ouvert, un record européen. Pour les Athéniens, c’est l’un des grands plaisirs de la saison: il n’y a pas d’été sans projection à la belle étoile!
Parmi les plus emblématiques, Ciné Paris occupe le toit d’un immeuble du quartier de Plaka. Fondé en 1920 par un coiffeur grec fasciné par Paris, il a pour particularité d’offrir une vue directe sur l’Acropole, un cadre qui rend l’expérience unique et on ne peut plus athénienne.
À la tombée du jour, on s’installe, un verre de vin ou une bière à la main, pour découvrir un classique ou une nouveauté projetée en version originale sous-titrée (en anglais ou en grec). Un petit bar vend boissons et popcorn, et il est conseillé d’arriver environ trente minutes avant la séance pour choisir sa place et profiter de l’ambiance.
À savoir: Ciné Paris propose deux séances par soir, dont les horaires varient selon l’heure du coucher du soleil. Mieux vaut réserver quelques jours à l’avance car les projections affichent souvent complet.
| Ciné Paris | Kidathineon 22 Athènes 105 58 | Tous les jours en saison 2 séances/jour | Plein tarif: 10€ Tarif réduit: 8€ |
8h30 - Traverser les âges au Musée national archéologique
8h30 - Traverser les âges au Musée national archéologique
Pour commencer la journée, la visite du Musée national archéologique s’impose: c’est l’un des plus remarquables d’Europe. Considéré comme l’un des plus grands musées d’art antique au monde depuis son inauguration en 1889, il retrace plus de 7 000 ans d’histoire, de la préhistoire à l’époque romaine. Son écrin, un élégant bâtiment néoclassique du XIXᵉ siècle, abrite plus de 11 000 pièces provenant de tout le territoire grec.


Le parcours débute par la collection préhistorique, où figurent des objets découverts à Mycènes, à Santorin et en Crète, dont le célèbre masque d’or d’Agamemnon, chef-d’œuvre de l’âge du bronze. Plus loin, les statues archaïques et classiques illustrent l’évolution du canon grec, cet idéal de proportion et d’harmonie qui a façonné la représentation du corps humain.
Parmi les œuvres majeures, on citera le Kouros de Sounion, l’Éphèbe d’Anticythère et surtout le spectaculaire Poséidon de l’Artémision, bronze de plus de deux mètres repêché en mer en 1928 au large de l’Eubée. C’est l’un des rares bronzes grecs antiques à avoir survécu, la plupart ayant été fondus à l’époque romaine.


La salle consacrée à Théra expose plusieurs fresques originales d’Akrotiri, cité minoenne ensevelie par l’éruption du volcan de Santorin vers 1600 av. J.-C. Non loin, la machine d’Anticythère (un mécanisme d’engrenages en bronze découvert dans une épave) témoigne d’une ingéniosité scientifique remarquable: conçue pour prévoir les cycles lunaires et solaires, elle est souvent décrite comme le premier ordinateur analogique de l’histoire.


Le musée abrite également la plus importante collection d’antiquités égyptiennes des Balkans, rassemblée à la fin du XIXᵉ siècle: momies, sarcophages et statues provenant des nécropoles de Thèbes et de Saqqarah.
L’ensemble est vaste mais la scénographie claire permet de s’y orienter facilement. Comptez 1h30 pour en parcourir les sections principales et arrivez dès l’ouverture pour profiter du calme avant les groupes. Un audio-guide en français est disponible en supplément et vous sera remis en échange d’une pièce d’identité.
| Musée archéologique national | 28is Oktovriou 44 Athènes 106 82 | Plein tarif: 12€ Citoyens UE de -26 ans: gratuit | Ouvert tlj Horaires réduites le mardi |
10h15 - Savourer quelques douceurs typiques
10h15 - Savourer quelques douceurs typiques
Après la visite du musée, retour dans le centre-ville le temps d’une halte gourmande avant d’assister à la relève de la garde. À deux pas de la place Syntagma, cœur politique et géographique d’Athènes où se dresse le Parlement grec, El Greco Café perpétue la tradition des cafés-pâtisseries à l’ancienne.
Les tourtes salées, un pilier du petit-déjeuner grec aussi apprécié en encas, font ici partie des incontournables du matin. Essayez la spanakopita (épinards et feta dans une pâte fine de type phyllo), la tiropita (mélange de fromages, généralement feta et graviera) ou la kotopita (tourte au poulet et légumes), toutes croustillantes à souhait. Demandez bien à ce qu’elles soient réchauffées avant dégustation.
Mais ce sont surtout les pâtisseries d’héritage constantinopolitain qui font la réputation du lieu. Le kazan dibi à l’eau de rose, préparé au lait de bufflonne, séduit par sa texture soyeuse et son parfum délicat. En vitrine également, des grands classiques venus d’Orient: le baklava aux couches de pâte phyllo et de noix nappées de miel, l’ekmek garni de crème pâtissière et de chantilly, le revani à la semoule imbibé de sirop, ou le galaktoboureko, feuilleté croustillant renfermant une crème de semoule parfumée au citron. Ensemble, ils perpétuent une tradition de pâtisserie généreuse, aujourd’hui pleinement intégrée au patrimoine culinaire grec.
Pour accompagner le tout, commandez un freddo espresso ou un freddo cappuccino, ces cafés glacés qui rythment la vie quotidienne des Grecs. Servis dans de grands verres remplis de glaçons, ils allient intensité et fraîcheur et constituent la signature de la culture café locale.
A noter, le prix affiché est celui de la vente à emporter. Il est majoré si vous consommez sur place.
| El Greco | Mitropoleos 5 Athènes 105 57 | Pâtisseries: env. 4,50€ à emporter | Dim-jeud: 7h-23h Ven-sam: 7h-00h |
11h - Assister à la relève de la garde au Parlement
11h - Assister à la relève de la garde au Parlement
Après cette pause gourmande, il suffit de traverser la place pour assister à l’un des rituels les plus emblématiques de la capitale.
Face au Parlement grec, sur la place Syntagma, deux soldats immobiles montent la garde devant le tombeau du Soldat inconnu, un monument érigé en 1932 pour honorer tous les Grecs morts au combat, sans distinction de nom, de grade ni d’époque. Inspiré du modèle français de l’Arc de Triomphe, il représente un guerrier couché, bouclier et casque à ses côtés — une figure à la fois paisible et héroïque, symbole du sacrifice et de la bravoure.
Les inscriptions gravées sur les murs rappellent les grandes batailles de l’histoire grecque, de Marathon à la Crète.
Les gardes sont des Evzones, membres d’une unité d’élite de l’armée grecque, historiquement rattachés à la garde présidentielle. Leur uniforme, inspiré de celui des combattants de la guerre d’indépendance (1821–1829), est entièrement confectionné à la main: la foustanella, jupe plissée à 400 plis, évoque les 400 ans d’occupation ottomane, tandis que les tsarouchia, chaussures traditionnelles à pompon, pèsent plus d’un kilo chacune et comportent une soixantaine de clous sous la semelle.


La relève de la garde a lieu toutes les heures du jour et de la nuit, dans un silence cérémoniel. Chaque pas est exécuté avec lenteur et précision — une chorégraphie rigoureuse dont chaque mouvement est calculé pour préserver la circulation sanguine, les gardes restant immobiles pendant de longues périodes.


Le dimanche à 11h, la cérémonie prend une dimension plus solennelle encore: l’unité complète des Evzones défile accompagnée d’un orchestre militaire. Les soldats portent alors l’uniforme de cérémonie blanc, réservé aux grandes occasions.
Cette version dominicale, la plus impressionnante et la plus photogénique, attire de nombreux curieux venus saluer un rituel empreint de fierté nationale. Veillez à arriver une quinzaine de minutes avant le début de la cérémonie pour vous placer face au monument et profiter pleinement du spectacle. A savoir: le site n’est pas du tout ombragé, vous serez donc en plein soleil.
| Relève de la garde | Place Syntagma Athènes 105 63 | Gratuit | Le dimanche à 11h |
11h30 - Déambuler parmi les marchés d'Athènes
11h30 - Déambuler parmi les marchés d'Athènes
Une fois la cérémonie terminée, direction le quartier de Monastiraki pour plonger dans un tout autre décor. Autour de la place éponyme et le long de la rue Ifestou, les étals débordent de meubles anciens, de vinyles, de lampes, de vaisselle et de bibelots d’un autre temps. Tout cela a un charme un peu décousu; il s’agit moins d’un paradis pour chineurs que d’une balade pittoresque, à mi-chemin entre brocante et théâtre de rue.
Au centre, la place Avissinias concentre les antiquaires et brocanteurs d’Athènes. Sous les parasols et les guirlandes d’ampoules, on fouille parmi les miroirs art déco, les icônes orthodoxes, les gramophones et les affiches d’un autre siècle. Autour, les terrasses ombragées s’animent dès la fin de matinée: on y commande un café frappé ou un verre de vin en observant le ballet des passants. L’ambiance a quelque chose d’un Cours Saleya balkanique, avec son mélange d’objets anciens et de conversations animées.
En remontant vers la rue Pandrosou, le décor change: les boutiques touristiques s’enchaînent, mais avec un charme oriental assumé. Le tout a un petit air de souk où se mêlent odeurs de cuir, d’épices et de savon à l’huile d’olive le temps d’une flânerie dépaysante.
14h - Déjeuner en bord de mer
14h - Déjeuner en bord de mer
Pour le déjeuner, rejoignez Vouliagmeni, station balnéaire chic de la Riviera athénienne à une trentaine de minutes du cœur d’Athènes. C’est là, au creux d’une crique protégée, que se trouve Krabo Beach, à la fois restaurant et plage privée, fréquentée par une clientèle locale élégante.
Installé sur la baie de Zoska, le restaurant s’articule sur plusieurs terrasses en bois clair, avec tables immaculées, parasols en paille et vue dégagée sur la mer Égée. L’ensemble assume un style balnéaire soigné qui n’est pas sans rappeler les beach clubs de Mykonos.
La carte met en avant une cuisine méditerranéenne contemporaine: ceviche de bar au fruit de la passion, poulpe grillé au yuzu, linguine au homard… Les assiettes, généreuses et précises, s’accompagnent d’accompagnements travaillés, comme le broccolini grillé au romesco ou la purée de patate douce à la sauce pastrami. Une cuisine moderne, à savourer sans se presser. Pensez à réserver.
| Krabo Beach | Thespidos Vouliagmeni 166 71 | Entrées: 12-28€ Plats: 17-69€ Desserts: 14-15€ | Ouvert tlj en saison |
15h30 - Se détendre sur la Riviera athénienne
15h30 - Se détendre sur la Riviera athénienne
Après le déjeuner, il est possible de prolonger la parenthèse balnéaire sur les transats de Krabo Beach, mais les tarifs sont élevés (environ 120€ la paire le week-end). Pour une alternative plus locale, rejoignez Limanakia, à une dizaine de minutes de route.
Cette succession de criques rocheuses, très prisée des Athéniens, offre un tout autre décor: accès libre, eau cristalline et ambiance décontractée. On y accède par des sentiers pierreux qui descendent entre les pins et les roches blanches (prévoyez des chaussures adaptées). Une fois en bas, on plonge directement depuis les rochers, on nage dans une mer limpide ou l’on se détend simplement sur une serviette, face au large.
Ici, aucun transat ni parasol (n’oubliez pas votre chapeau!) — seulement la pierre, la mer et la lumière. Une petite paillote sur la crique principale vend des boissons fraîches et quelques en-cas simples: bières à 2 €, sodas, chips et jus. L’endroit garde une atmosphère authentique, fréquentée surtout par des habitués, étudiants ou familles venues des quartiers voisins.
Pour conclure la journée, un dernier plongeon dans la mer Égée suffit à saisir l’autre facette de la Riviera athénienne: celle des habitués, sans chichi ni décorum, venus se rafraîchir en toute simplicité.
Et si votre week-end à Athènes se prolonge...
- Flâner dans le jardin national et autour du Zappeion, havre de fraîcheur au cœur de la ville
- Admirer le coucher du soleil depuis le mont Lycabette, avec vue sur l’Acropole et la mer Égée
- Passer une journée à Hydra, île sans voitures aux allures de tableau à 2h de ferry
- Photographier les courbes de marbre du stade panathénaïque, berceau des premiers Jeux olympiques modernes
- Se balader parmi les vestiges de l’Agora romaine
Se rendre et se déplacer à Athènes
Se rendre et se déplacer à Athènes
Se rendre à Athènes
Depuis la France, la Belgique ou la Suisse, plusieurs compagnies assurent des vols directs vers l’aéroport international d’Athènes–Elefthérios-Venizélos. Comptez environ 3 heures depuis Paris, 2h45 depuis Bruxelles et 2h30 depuis Genève.
Les principales compagnies opérant des vols directs sont Aegean Airlines, Air France, Transavia (avec souvent des tarifs défiant toute concurrence), easyJet, Brussels Airlines et Swiss. En haute saison (d’avril à octobre), les liaisons sont fréquentes au départ de Paris–CDG et Orly, Lyon, Marseille, Bordeaux, Nice, Bruxelles et Genève.
L’aéroport se situe à une quarantaine de minutes du centre-ville. Le métro (ligne 3, direction Nikaia) relie directement Syntagma en environ 40 minutes. Le ticket coûte 9€, et les trains partent toutes les 30 minutes.
Des bus express (24h/24) et un train de banlieue complètent les options. Pour plus de confort, un transfert privé ou taxi officiel coûte environ 35€ le jour et 50€ la nuit.
Se déplacer à Athènes
Sur place, le réseau de transport public est bien organisé: trois lignes de métro, des bus et un tramway reliant le centre à la Riviera athénienne. Le métro circule de 5h30 à minuit (jusqu’à 2h le week-end) et les billets sont valables sur l’ensemble du réseau.
Le centre historique (Acropole, Plaka, Monastiraki, Syntagma) se découvre très bien à pied. Pour les trajets plus longs, les taxis sont fiables et abordables (environ 5 à 8€ dans le centre). On peut les héler directement ou réserver via les applications Beat, Free Now ou Uber.
Pour rejoindre la riviera athénienne, comptez environ 1h15 en tramway depuis Syntagma jusqu’à Voula, ou 25 à 35€ en taxi jusqu’à Vouliagmeni. Louer une voiture devient intéressant uniquement si vous prévoyez d’explorer la côte jusqu’au cap Sounion.


